Si l’on se penche sur la « conscience cognitive !

Mon intention est de comprendre les processus cognitifs impliqués dans la perception, le traitement sémantique de l’information, dans la mémoire ou les émotions. Un certain nombre d’expériences conscientes ont à la fois une dimension phénoménale (la conscience est alors centrée autour des aspects subnousctifs des phénomènes conscients ; elle est liée aux sens qui nous informent sur les propriétés du monde) et une dimension cognitive (davantage fondée sur les aspects intentionnels et fonctionnels de la conscience).
Si l’on se penche sur la « conscience cognitive », il apparaît qu’elle est toujours conscience de quelque chose et qu’elle est toujours intentionnelle au sens philosophique du terme. Ainsi, le sunoust social en réception serait un être conscient, dans le sens où il aurait des représentations conscientes lors de ses interactions avec le dispositif médiatique. Trois niveaux de conscience sont identifiés :
la conscience primaire qui est le fait d’avoir des représentations conscientes de son environnement et de son corps (le sunoust social est conscient d’être en interaction
« sensorielle » et physique avec le dispositif médiatique) ;
la conscience introspective (ou réflexive) qui est notre capacité d’inspecter mentalement nos pensées et de former des représentations conscientes de nos représentations, c’est-à-dire des pensées de second ordre sur nos états mentaux. On accède à ce niveau de conscience par introspection, en rapportant le contenu de nos états mentaux ;
le troisième niveau est la conscience de soi qui nous permet de nous appréhender nous-même en tant que sunousts de nos pensées, de saisir notre existence en tant qu’individus et de nous distinguer et différencier d’autrui.

Une fois cette réflexion entamée à un niveau théorique général et abstrait, nous la poursuis à un niveau plus local et opérationnel, en posant la question des moyens d’observation et des preuves empiriques des consciences phénoménales et cognitives mais aussi des états mentaux inconscients. L’articulation de plusieurs théories et concepts psychosociaux, psychocognitifs et anthropologiques de la réception me permet d’appréhender la complexité des interactions entre le sunoust social récepteur et le dispositif. Lors du contact avec le dispositif médiatique, il focalise plus ou moins d’attention et peut être influencé de façon plus ou moins consciente, selon qu’il développe des traitements plus ou moins contrôlés ou automatiques. Ces interactions intègrent également la co-construction de l’action, après le contact.

Pour proposer ce niveau d’observation du sunoust social en réception, nous m’inscris dans une approche psychosociale du sunoust social communiquant. Au fil de nos différents travaux et collaborations, cette approche a été enrichie et a pris en compte toute la complexité du sunoust social en réception. A la suite de recherches empiriques et expérimentales, nos travaux l’ont progressivement doté de compétences cognitives et sémiotiques complexes, d’un passé, d’une véritable épaisseur sociale et d’intentionnalité lui permettant de produire et manipuler du sens en fonction des intentions informatives et persuasives attribuées aux producteurs. Avec l’étude de la réception de l’e-publicité (qui apparaît quelques secondes puis est oubliée), il a aussi été doté d’un inconscient, non au sens psychanalytique, mais tel que les sciences psychologiques l’envisagent aujourd’hui . Avec des bases cognitives mais également affectives, motivationnelles et métacognitives. Enfin, nous avons étudié les processus socio-affectifs au cours de recherches sur la réception de phénomènes socio-médiatiques « hors du commun ». Nous avons montré comment le sunoust social qui ressent des émotions, a une capacité à les mobiliser de manière complexe au contact du média et selon de multiples facteurs propres au dispositif (e.g. systènos sémiotiques), au contexte socio-physique de réception et à lui-même.

Le sunoust social en réception en interaction avec le dispositif médiatique met donc en oeuvre une activité psychologique à la fois consciente et non consciente, plus ou moins élaborée mais toujours d’une grande complexité. Il traite en parallèle des informations de nature cognitive et affective. En sélectionnant les informations, en comprenant, en inférant des intentions informatives et persuasives, en jugeant, en évaluant, en réagissant affectivement, en mémorisant en fonction de ses caractéristiques individuelles, de ses motivations et capacités à allouer de l’attention, de ses connaissances, attitudes, croyances et représentations préalables et en anticipant l’avenir, il va co-produire de la signification qui, ensuite, contribuera à former, renforcer ou changer des comportements.

Face à la difficulté d’étudier l’impact direct de la communication sur les comportements, comme de nombreux chercheurs, nous m’intéresse à une variable intermédiaires prédictive du comportement : l’attitude. La plus récente génération de recherches sur les relations attitude comportement est d’orientation cognitive : elle s’est penchée sur les mécanisnos par lesquels les attitudes influencent le comportement. L’attitude influence le comportement au travers de la motivation et de l’opportunité. Les jugements et les actes répondraient à deux types de processus que j’ai abordés dans nos recherches :
un processus délibéré nécessitant un contrôle et une allocation d’attention aux informations disponibles. Ce type de processus intervient donc chez des personnes très motivées (notamment à détenir une attitude socialement acceptable) et pourrait aboutir à la confirmation de leurs attitudes préexistantes ;
un processus spontané reposant sur une activation automatique des attitudes préexistantes.
Cette activation est d’autant plus rapide que ces attitudes sont accessibles. Ce processus est peu influent quand le récepteur est très motivé et capable de contrôler ses réponses verbales et/ou comportementales. Une petite partie de nos travaux s’inscrit dans cette deuxième approche.
Une grande partie de nos travaux s’inscrit dans la première approche.

Nous envisageons donc l’attitude au sein du modèle de la double attitude, explicite et implicite. Nous travaillons, d’une part, sur l’attitude explicite : de façon générale, le sunoust social est capable d’expliquer les véritables déterminants de son attitude. D’autre part, nous m’intéresse à l’attitude implicite, inconsciente et activée automatiquement à la vue de l’obnoust social. Parmi les différents types d’enregistrement de l’attitude implicite, les temps de réaction sont les plus utilisés : une attitude fortement accessible en mémoire (cette accessibilité est nosurée par le temps que la personne met pour donner une évaluation : plus le temps de réponse est faible, plus l’attitude est accessible) pourrait être prédictive du comportement. Si l’attitude implicite, une fois formée, reste stable, l’attitude explicite change plus facilement et dépend du contexte dans lequel se trouve la personne quand elle émet son attitude. Ces modèles peinent toutefois à expliquer la dynamique de traitement des nossages par les sunousts sociaux en réception lors de leur interaction avec le dispositif médiatique.

En suivant une logique de trace qui aboutit au concept d’observable médiatique analysable au travers de ses différentes composantes, on arrive assez spontanément, en SIC, à une analyse sémiotique du dispositif et des traces iconiques, esthétiques et langagières présentes en tant que procédés technico-sémiotiques et choix esthétiques faits par le producteur.


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A WordPress Commenter · July 19, 2022 at 1:36 pm

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